BONDUES
ARTICLE NORD ECLAIR DIMANCHE 13 DECEMBRE 2009
BONDUES
Leur yoga ? Rire aux éclats !
Parce qu'on ne rit plus assez aujourd'hui, Bénédicte Vandenbulcke organise des séances de rire à La Maison des Associations, 100 rue de Lille à Tourcoing « Rire est l'atout du bien-être », assure la relaxologue. Laissez-vous tenter.
MATHIEU THUILLIER > mathieu.thuillier@nordeclair.fr
C'est une île paradisiaque, mer turquoise, ciel turquoise. Le sable est blanc. Chaud sous les pieds. L'eau est à la température idéale. On y entre sans peine, on s'éclabousse, on enjambe le massif de coraux. Déjà les premiers rires. Puis on devient palmier. Les jambes se font tronc, et on sent passer le vent dans les bras qui font office de branches. « Maintenant vous êtes un requin, une anguille...
Frôlez-vous les uns les autres. » La minute qui suit, on fait la poule, ou le coq pour les hommes. On n'étouffe surtout pas les rires, on les provoque.
« On a plus confiance en soi »
Dans le salon de Bénédicte Vandenbulcke - qui organise par ailleurs des ateliers sur la meilleure façon de cuisiner les algues - responsable de l'association Atoutrire et relaxologue, tout est possible. Voilà qu'on martèle des « hi », des « ho » et des « ha » ! On s'étire, on baille, on respire, on se masse le ventre. Après une demi-heure d'exercices, on s'allonge. Et là c'est parti pour de nouveaux grands éclats de rire, très communicatifs. Pas vraiment besoin de se forcer, le fou rire vient naturellement. Puis, tout doucement, on bascule dans la relaxation, pour se réveiller au milieu... d'un champ de lavande.
Pour Dominique, Lilloise et infirmière de 43 ans, ce matin-là, c'était la 4e séance de yoga du rire. « Au début, on se sent en décalage par rapport aux autres. On a un peu peur du ridicule. Puis on arrive à lâcher prise, on prend du plaisir et on se libère de ses tensions corporelles. » La voilà prête, dit-elle, à affronter une après-midi de boulot. À chaque fois qu'elle sort de chez Bénédicte, Nathalie, 38 ans, maman de 4 enfants, se sent, elle, « le dos plus léger. » En tout cas, assure-t-elle, « ça évacue mon trop-plein d'énergie. Après je suis zen. » « On a besoin de sa dose quotidienne de rire, témoigne Monique, 59 ans, arrivée dans le club après un divorce.
Ce devrait être obligatoire. Moi, j'y trouve un équilibre. » « Le rire, ça déstresse, c'est un puissant moteur de libération et d'expression de soi. On gagne en confiance, explique Bénédicte Vandenbulcke, qui organise ses séances de rire (durée : 1 heure) selon la méthode d'un docteur indien, le Dr Kataria. Il a remarqué que dans les années 1920 on riait 20 minutes par jour, et seulement deux à trois minutes aujourd'hui. Pourtant, rire et sourire sont les atouts du bien être ! » Prochain voyage sur la planète rire, le 7 janvier à 9h15.w
LINSELLES
Se vider l'esprit par le rire
Publié le mardi 04 août 2009
Imiter un hélicoptère, un avion, un poisson, lors de l'atelier du rire, les participants se sont lâchés.
Dernièrement, une dizaine de personnes se sont essayées à une activité atypique : un atelier du rire. Sous la houlette de Bénédicte Vandenbulcke, relaxologue, les zygomatiques ont fonctionné à plein temps.
Après les jeux de société,les balades en échasses et l'après-midi sportive, Mix'âges joue la carte de l'originalité et propose un a telier du rire.
La méthode est simple : « se lâcher » résume Bénédicte Vandenbulcke, professeure, avant de lancer les premiers exercices.
Dans la salle, enfants et adultes se demandent bien ce qui va leur arriver. Tous sont venus par « curiosité ». « J'ai vu des émissions là-dessus, je trouvais cela drôle, c'est l'occasion » glisse Naïm, 23 ans et animateur pour la ville de Linselles.
Après une prise de contact chaleureuse, la séance débute. Aucun métériel de nécessaire. La voix enjouée et l'imagination frénétique de Bénédicte Vandenbulcke suffisent. Les participants se laissent guider et imitent mouettes, avions, hélicoptères et autres engins et animaux. Les enfants sont les plus à l'aise. Les adultes sont parfois hésitants à l'idée de traverser la pièce tel un hélicoptère en plein vol. Mais très vite, la crispation des premières minutes laisse place à une atmosphère détendue.
« La tristesse, c'est tellement lourd »
Le secret ? « Il faut s'autoriser à lâcher quelques peurs, notamment, la peur du ridicule » remarque la relaxologue. « Je prends les thèmes qui me viennnent à l'esprit, le but c'est de prendre du plaisir » ajoute-t-elle.
Rires forcés au début, puis rires naturels ensuite, pour se vider l'esprit , la séance de deux heures est aussi efficace que dix kilomètres de footing .
« Au fil de la séance, après la mise en condition qui est indispensable, les rires deviennent naturels » confirme Bénédicte Vandenbulcke, formée sur Paris.
La séance a d'autres vertus que la décontraction. Dans l'ambiance bonenfant, la dizaine de participants sympathise. « Le but c'est également de créer des liens. C'est oser aller vers l'autre, c'est sourire à l'autre » glisse la professeure.
« Franchement, c'est très efficace » conclut Naîm qui a peut-être trouvé une nouvelle activité à faire avec les jeunes dont il s'occupe. « On s'est mis par terre, on se relève et on se sent relaxé » explique-t-il.
« On peut aller plus loin, sur plusieurs séances » précise Bénédicte Vandenbulcke qui rêve de créer une association.
Sourire aux lèvres, elle loue les 1001 vertus du rire, à commencer par cette évidence : « il faut rire, parce-que la tristesse c'est tellement lourd ! ».
VILLENEUVE D ASCQ / FLERS-BOURG
On rit aux éclats au centre Ékilibre
Publié le lundi 18 mai 2009
Le point d'orgue de la séance ? La «méditation du rire»
Rions-nous suffisamment dans notre quotidien ? Pour Bénédicte et Rosa, la réponse est négative. Alors, depuis avril, les deux animatrices ont mis au point une séance de yoga du rire.
MARIE GOUDESEUNE > villeneuvedascq@nordeclair.fr Pour commencer, prenez contact avec le sol. Sentez vos pieds qui prennent racine, loin. Vous êtes un roc : vous voguez sur place, insubmersible, dans de larges mouvements circulaires. Ensuite, une fois les pieds bien calés, vous vous imaginez un paysage de rêve. Une île paradisiaque. Les Maldives, Bora-Bora, ou, pourquoi pas, une île du cru de votre imagination. Vous trempez les pieds dans l'eau, tiède et bonne...
Surfeur des mers Voilà pour le prélude. Vous voulez connaître la suite ? Pas facile à raconter, cette suite : vous devenez tour à tour crabe, surfeurs des mers, dégustateurs de cocktails étourdissants. Il faut dire que Bénédicte Vandebulcke, animatrice de séances de rire, et sa complice Rosa, professeure de yoga, ont sous le coude une batterie de techniques assez imparables : relaxation, respiration, jeux de rôle et de mime. À chaque cours son nouveau thème. Les exercices s'enchaînent jusqu'à la décontraction finale, appelée « méditation du rire ». Les participants s'allongent pour former une étoile, têtes au centre (voir photo). Et, d'abord mécaniquement puis librement, ils rient crescendo, poussent au choix des « ha », des « ho », des « hi ». Et quand l'un ralentit pour respirer, les autres reprennent de plus belle, à gorge déployée. Vrai rire ou faux rire ?
« J'ai un nerf coincé dans le cou : une douleur chronique. Et ces séances me soulagent, elles libèrent les tensions », témoigne Carole. Agnès, elle, a découvert les animations de Bénédicte lors d'une soirée du bien-être. Depuis, elle s'est inscrite aux cours du lundi : « On n'a pas toujours l'occasion de rire dans la journée, les gens qui nous entourent ne nous aident pas vraiment à ça ! Je ne sais pas, au final, si je ris ou si je pleure : ce qui est sûr, c'est qu'il se passe vraiment quelque chose au niveau du ventre. » Yolène, thérapeute au centre Ékilibre, a participé au cours : « Le fait d'être tête contre tête, comme ça, c'est très communicatif. Quand on est en représentation toute la journée, ça fait du bien de se lâcher. » Pour animer ces séances, Bénédicte et Rosa ont toutes deux suivi une formation à l'école du rire, à Paris. Elles racontent que c'est le docteur Kataria, un indien, qui, constatant que les gens riaient de moins en moins, aurait mis en place cette technique. « Le cerveau ne fait pas la différence entre le vrai et le faux rire : au final, si on le provoque un peu, c'est la même endorphine, le même bien-être qui apparaît », explique Rosa. Sa collègue de préciser, tout (sou)rire, que ces séances partent « d'une envie d'être plus heureux, d'apprendre à créer de la joie au fond de soi. » La semaine dernière, elles n'étaient que 4 inscrites à ce nouveau cours dispensé au centre Ékilibre. Mais déjà, elles projetaient de revenir pour la séance suivante, prévue ce soir. Car, paraît-il, le rire, c'est comme le jogging : c'est en pratiquant régulièrement qu'on en vient à s'étonner du résultat...